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Cette nouvelle section « Textuel’Moi » va me permettre de vous faire
découvrir quelques textes de mon cru, composés au gré des années, et prenant
pour inspiration des thèmes assez divers, mais tournant souvent autour de
l’amour et de la mort. Il s’agit là de vous faire entrevoir une autre facette
de ma personnalité, et pour moi d’exprimer, d’une façon encore différente,
mes sentiments, ma vision du monde et une certaine part de rêve. Ce n’est ni
du Goldman, ni du Lynda Lemay, et encore moins du Victor Hugo, mais c’est un
exercice agréable à réaliser, et qui ensuite sera reçu différent par chacun
en fonction de sa propre sensibilité. C’est en tous les cas sans prétention
aucune… !!!
Les textes sont ajoutés en haut de page avant un futur classement par
titre !!!
AME-SŒUR ASSASSINE Tes yeux me blessent
plus que des mots Reflétant remords et
pardon Brisée d’être auteur
de ces maux D’avoir pu scinder
nos deux noms Tu n’auras pas su
deviner Le loup noir derrière
un loup blanc Qui très lentement
s’immisçait Et de l’intérieur
nous brisant Tu lui as entrouvert
ta porte Il est l’ombre dans
notre lumière De nos espérances
faisant mortes Notre avenir aride
désert Il était ton
échappatoire Tu n’étais qu’une intermédiaire Brisant ma vie tel
un miroir Expédiant nos cœurs
en enfer Ton prince n’était
qu’âpre illusion Visant ton cœur pour
mieux m’atteindre Mais de nous deux a
eu raison Ta main dans ma main
plus que feinte Tu as cru lire dans
ses paroles Comme l’élixir à nos
démons Mais quand les jolis
mots s’envolent Le prince n’est que
désillusion Te dire adieu n’est
pas facile Mais nous voir
sombrer l’est bien moins Désillusion de notre
idylle Et de l’impensable
mot fin Partir plutôt que
devenir La main qui nous
lâche dans le vide Rester pour moi
serait bien pire Que de supporter mon
exil La force de notre
bonheur Ne pouvait supporter
l’erreur Même si blessés et
loin nos cœurs N’oublieront pas nos
plus belles heures Excuses mon absence
de pardon Il serait indigne de
nous Et malgré mon amour
profond Tu restes l’assassin
du nous
VIRTU’ ELLE Les secondes cognent Le temps s’étire Trop monotones Sont ses soupirs Un écran noir Un couloir vide D’un seul espoir Sa vie le guide Le soleil fuit Astre pudique La lune amie Témoin unique Un écran clair Le couloir vide Mais dans son cœur Le temps se fige Six lettres courent Réanimant son monde Portant secours A son cœur pris de
ronces Sur son clavier Il s’invente une vie Pour lui elle est Mylène et une nuit Les mots se pressent Nombreux et
maladroits Pour sa déesse Au format mp3 Sourire « Jpeg » Lui met le cœur en
flammes Kiss virtuel Soigne ses bleus à
l’âme Ses mots suffisent A le réanimer Douceur exquise Que pour lui
d’exister Son ange en ligne Devenu fil d’Ariane Auteur divine De son cœur en otage Six lettres courent Réanimant son monde Portant secours A son cœur pris de
ronces Sur son clavier Il s’invente une vie Pour lui elle est Mylène et une nuit Sur dix pixels Il se dit qu’elle
est tout Et puis qu’il l’aime Même si c’est un peu
fou Elle est sa muse Aux contours
internet Son cœur il use A jouer les poètes C’est d’un « on
line » Qu’il puise son
bonheur Exposé à Déconnexion du cœur Amoureux solitaires Ou frémissants duos Les âmes seules sur
la Terre Un jour ont-elles
échos ? Six lettres courent Réanimant son monde Portant secours A son cœur pris de
ronces Sur son clavier Il s’invente une vie Pour lui elle est Mylène et une nuit Mais si sur l’écran
noir Les lettres ne
dansaient plus, N’était-elle donc
pour lui Qu’une Mylène pour
une seule nuit
P’TIT BOUT Du fond de ton
berceau Ton regard
m’interroge: Pourquoi tous ces
barreaux Plutôt que des
éloges ? Une main tendue vers
moi Comme un appel au
cœur Mais je ne vois en
toi Que l’ombre d’un
bonheur Un petit bout d’elle Dans toi p’tit bout d’homme Partie vers le ciel Toi qui me console Restant pour
toujours Lancinant venin Fruit de notre amour Coupable assassin Comment puis-je
t’aimer ? Tu m’as tant privé
d’elle Lors de ton arrivée Lui arrachant ses
ailes Mais comment te
haïr ? Toi qui fût plus que
tout Fruit de notre désir Petit morceau de
nous Un petit bout d’elle Dans toi p’tit bout d’homme Partie vers le ciel Toi qui me console Restant pour
toujours Lancinant venin Fruit de notre amour Coupable assassin Jeu de la vie cruel Que notre lien p’tit bout Car je suis lui sans
elle Et que je dois dire
nous Ne voir dans tes
yeux verts Qu’un peu de son
éclat Comme si dans cet
hiver Nous étions encore
trois Un petit bout d’elle Dans toi p’tit bout d’homme Partie vers le ciel Toi qui me console Restant pour
toujours Lancinant venin Fruit de notre amour Coupable assassin Mais… P’tit bout d’homme, tu as besoin de moi Trop coupable,
d’avoir prit ce bout d’elle, De tes yeux, tu
implores ton papa De mon cœur, je te
réponds… je t’aime !
QU’EN RESTERA-T-IL…? Arrivés ici bas Par on ne sait quel
hasard Surtout n’oublions
pas Que l’arrivée
incluait le départ… Te souviens-tu
Manon, De ce grand olivier, En face duquel
Manon, Toi et moi sommes
nés ? Ce soir je suis
assis, Près de ce témoin du
temps, Qui durant nos 2
vies, A vieilli du même
temps. Et je m’interroge… Est-ce que de notre
premier cri, A notre dernier
souffle, La mort en plus de
la vie, Tout cela
étouffe ? Que la Terre
fera-t-elle, De tous tes beaux
sourires, Des émotions si
belles, De tous nos
souvenirs ? Qu’en restera-t-il… Aurons-nous su
aimer, l’oiseau sur cette branche ? Et aurons nous su
voir, la feuille tombant de l’arbre ? A côtés des futiles
bonheur de l’existence, Et des courses au
bonheur, paradis illusoires ? Que saurons les
enfants, dans 4 fois mille ans, De l’amour qui nous
lie, et semble si puissant ? Nos rêves
d’éternité, et de monde meilleur, Ne s’éteindront-ils
pas, en même temps que nos cœurs ? Qu’en restera-t-il… Sachons vivre la
vie, sans attendre qu’elle passe, Pour mieux en
accepter la fin qui nous menace. Mes promesses à
t’aimer plus que toutes autres choses, Pourront-elles
résister, à mes paupières closes ?
OFF AIR Micros coupés,
projos éteints Rangés les sourires
d’apparat, Je sors de votre
quotidien Passant de sunlight
à très pâle. Tombé le costume d’Achille Place au talon du
même nom, Et la vitrine qui
vacille, Prête à céder, vie
de carton. Trop de verni
accumulé, Les écorchures
restent à vif, Sous la façade
acidulée, Le goût amer d’une
vie factice. Séduisante image
sans valeur, L’autographe en étendard, Mais de mon stylo
quatre couleurs Ne coule plus que de
l’encre noire. Les lumières
blanches nous éblouissent, Mais le fond, lui,
reste bien noir, Un nom en grand sur
une affiche, Faux élixir du
désespoir. Des paillettes au
réel Très grande est l’amplitude, La médaille à son
revers, Bien morne solitude.
A MON ETOILE Ta moue boudeuse du
premier rendez-vous, Tes yeux plongeant
dans ton verre presque vide, Fuyant maladroits
mon regard déjà fou, Fou d’amour, mais
bravant le grand mont Timide. … C’est ainsi que
tout a commencé… Tes yeux couleurs
d’été Que le bonheur en
moi ont fait naître, Et qu’aucune larme
blessée N’aurait jamais dû
connaître. Tes lèvres qui se
plissent Libérant deux
fossettes, Qui tels des
précipices Vampirisent et
obsèdent. Tes rires retenus Sous un air gêné, Ta folie ingénue A moi seul réservée. Tête à tête dans un
pré Peau à peau
silencieux, Longues minutes
égrenées Le monde juste à
nous deux. Mon épaule pour tes
chagrins, Tes mots contre le
pire, Mes bras remparts
sereins, Ton cœur pour
élixir. Sentiments murmurés Comme à l’abri du
monde, Toi et moi isolés Loin du fracas des
bombes. Pudeur partagée Joliment dévoilée, Dans l’écrin d’une
nuit Nos mains en terres
amies. Ton cœur contre le
mien Dialogue de
battements, L’unisson pour
chemin Idéale partition. Ton corps nu
immergé, Et tes formes si
douces, Qu’une énervante
mousse Vient à mes yeux
masquer. Tes courbes au
réveil Que parcourt le
soleil, De la vallée de tes
reins Jusqu’aux vallons de
tes seins. Ton sourire
silencieux Esquisse du bonheur, Ton regard qui se
veut Interprète de nos
cœurs. … ont faits de moi
celui dont j’ai longtemps rêvé… Alors je
m’interroge, depuis, et sans fin, Car tout ça
aujourd’hui me fait très mal: Le ciel avait-il
aussi tôt et à ce point, Besoin d’une autre
étoile…?
LOVE SORRY Clap de fin, Dernière page, Trop tôt diront
certains Pour la fin du
voyage, Mais j’ai quitté le
train, Ici, entre deux
gares, Peut-être par lâcheté, Par peur de ton
regard. Je regrette déjà De savoir tes yeux
tristes, Me demandant
pourquoi, Me réclamant
justice. J’étais ta
providence, Ton ange salvateur, Tu n’as pas vu
l’immense Abîme de ma
noirceur. Mais je sais que les
larmes des filles Ne coulent pas sur
les joues des garçons. Le chemin est
parfois plus court Pour certains, ou
pour ceux qui doutent, Même si le monde y
reste sourd, Ignorant les âmes au
bord des routes. Ma vie était comme
un néon éteint, Une piste sans
danseur. J’ai fais le dernier
pas sur mon chemin, Mes espoirs sur
répondeur. N’essayes pas de te
rendre coupable, L’amour, seul, nous
a fait incapables, Toi de voir ma peine
derrière le loup, Moi de briser tes
rêves d’un amour fou. Car je sais que les
larmes des filles Ne coulent pas sur
les joues des garçons. J’étais ton ange
blonde, Mais mes ailes
étaient trop fragiles Pour porter à
travers ce monde Le poids d’une vie
de demi idylle. Pardon de jeter
Roméo aux oubliettes Et de te faire Louis
sans Thelma, Mais tu vaux bien
mieux que les miettes D’une vie sans voie,
ni joie. Et que je sais que
les larmes des filles Ne coulent pas sur
les joues des garçons. Sur le bail de
l’amour Ne gomme pas mon
nom: Juste un coin du
séjour, Une place pour mes
chaussons. Sèches surtout tes
larmes Et ranges ta colère, Mon départ est une
arme Pour vaincre de mes
guerres. Du destin je
couperais les fils, Des normes je ferais
du futile, Et de là-haut, même
si ça t’agace, Je parlerais de
nous, à en remplir l’espace, Pour qu’à défaut de
mes larmes Sur les joues du
garçon, L’amour que je te
garde, Entre nos cœurs,
reste le pont…
A TOI Ta tête posée sur
mes genoux Mes doigts
parcourant tes cheveux Le vent se glissant
dans nos cous La parenthèse d’un
monde à deux Le soleil fait bien
pâle figure Depuis que ta
chaleur m’éclaire Ses rayons, eux,
sont clairs obscures Quand dans ta lumière
je me perds Les poètes ont leurs
plumes sèches Dès lors que nos
deux mains se nouent Les mots d’amour
sont obsolètes Depuis qu’un plus un
égal nous Que toutes les
secondes soient des heures Quand nos deux corps
de nu se parent Laissant seul’ment les mots du cœur Dire ce que l’on ne
saurait voir S’il n’est qu’une
seule voie de lumière Qu’on y chemine
toujours ensemble Toi pour moi seul
point de repère Ton cœur, mon âme,
tant se ressemblent Tu es mon remède
magique La porte vers tant
de doux demains Ma Vénus anti chimérique Mon double à la peau
de satin Deux regards, un
seul horizon Assis face la mer
sereine Comme si la Terre à
l’unisson A nos deux vies
tendait l’Eden Piètre poète, mais
doux épris Laisses-moi te faire
pour seule promesse: Une passion bravant
l’infini, Puisqu’
« éternel » et « toujours », trop courts, m’apparaissent.
Amis auteurs ou poètes, venez
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