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Parce qu’il arrive que des spectacles (concerts, théâtre,
comédies musicales, one-man show…) subjuguent ou à l’inverse ne tiennent pas
toutes leurs promesses, voici un panorama des moments impérissables ou dispensables
auxquels j’ai pu assister… D’abord le dernier show visionné, puis les
archives classées alphabétiquement.
CHANTAL GOYA:
« HAPPY BIRTHDAY MARIE-ROSE »
1978-2008:
Voilà venue l’heure des 30 ans de carrière de Chantal Goya sur scène, et pour
ceux fêtant également, comme moi, leurs 30 ans en 2008, c’est un peu aussi un
anniversaire incontournable. Les trentenaires de la fin des années 2000 ont
en effet pour beaucoup été bercés aux chansons et aux spectacles de l’artiste
et gardent en mémoire de nombreuses mélodies et des personnages mythiques.
Alors quel plaisir en 2008 de retrouver Chantal Goya sur scène pour un grand
spectacle anniversaire baptisé fort naturellement « Happy birthday
Marie-Rose ». Alors on pourrait craindre un spectacle totalement ringard
et démodé, et pourtant ça ne l’est pas tant que ça… Il s’agit en fait d’un show « best
of », ou « hommage » écrit par le mari et éternel compositeur
de l’artiste, Jean-Jacques Debout, qui nous permet de retrouver les univers
magiques de notre enfance, et surtout les chansons éternelles que nous
n’avons pas oublié. Après une introduction musicale de quelques chansons en
version instrumentale, le premier acte nous entraîne, au milieu de nombreux
enfants, dans la forêt des souvenirs dans laquelle Chantal Goya arrive à bord
du mythique Soulier qui vole. S’enchaînent alors de nombreux titres (et
personnages associés) tels que « Allons danser avec Mickey », « Un
lapin », « Pandi Panda », « Le coucou »,
« Voulez-vous danser grand-mère », « Papa mille-pattes »,
« Mecki le hérisson », et autres « Maître renard » et
« Partir ». Puis après un entracte de 20 minutes (véritable
défouloir pour les enfants présents dans le public), place au château de
Chabord avec une seconde partie plus dansante durant laquelle nous retrouvons
« Les Pierrots de Paris », « Snoopy », « L’araignée
Carmen », « Les gentils fantômes », « Le chat
botté », « Mon Pinocchio », « Polichinelle » ou
encore « Bécassine » (on regrettera l’absence de
« Guignol », « Comme Tintin », « Babar », ou
encore « Papa ballon » et « Pipotin », mais le show ne
pouvait pas durer 30 heures non plus !). Chantal Goya revient ensuite
sur scène avec une grande partie des personnages du show pour une chanson
inédite, « Happy birthday Marie-Rose », revenant sur ces 30 années
de partage avec son public, mais aussi sur les bonheurs et les difficultés du
passé (un titre signé, comme toujours, Jean-Jacques Debout). Et enfin, après
l’arrivée d’un faux gâteau anniversaire sur scène, c’est l’heure d’un dernier
salut (difficile tant l’artiste semble ne pas vouloir quitter ce beau moment)
sur le titre « Adieu les jolis foulards ». Ce retour dans le passé
aura au final duré près de 2h15 au total, et j’en ressors avec un sentiment
des plus agréables. En fait, le spectacle proposé est quasi à l’identique de
ceux donnés dans les années 80, mais j’ai été surpris de constater que
finalement il n’avait pas à rougir de ce qui ce fait aujourd’hui , et ce grâce
à plusieurs points. D’abord si les costumes et les décors sont ceux d’époque
(pratique pour faire de bonnes économies !!!) cela nous permet une
meilleure immersion dans nos souvenirs, et donc une « reconnexion »
immédiate avec nos 5 ou 10 ans de l’époque !!! Ensuite on n’a pas la sensation d’assister
à un spectacle au rabais (même s’il s’agit d’un patchwork des précédents
shows) grâce à une mise en scène soignée, côté lumières mais aussi côté
chorégraphies avec des danseurs de ballets talentueux et la participation
active de très nombreux enfants dont la prestation est absolument parfaite
(et voir des enfants sur scène pour un show leur étant destiné est une
excellente idée, déjà opérée dans les spectacles de l’époque). Côté bande
son, certes toutes les chansons sont en play-back, et quelques passages
« joués » également (mais tout est bien ficelé, y compris les
transitions avec le « live »), mais en dehors de cela Chantal Goya
dialogue bel et bien directement avec son public, y prend clairement un énorme
plaisir, et c’est avec une émotion à peine dissimulée qu’elle n’aura de cesse
de remercier les adultes d’être venus revivre leurs jeunesses avec elle et
d’avoir permis à leurs enfants de découvrir ses chansons et son petit monde
de bonheur. Parce que oui, si il y a bien une chose qui fait que ce spectacle
très très « rose bonbon » n’en n’est pas pour autant ringard et
dépassé, c’est l’extraordinaire sincérité avec laquelle la chanteuse fait
vivre cet univers et distille du bonheur. Chantal Goya est heureuse sur
scène, ne se force pas, reste elle-même, et sa volonté de transmettre de
l’amour est si forte qu’elle parvient sans mal à atteindre son but. Et même
si à 66 ans la descente du Soulier qui vole peut sembler un tout petit peu
hésitante, l’artiste conserve une forme assez exceptionnelle et enchaîne
durant 2 heures des chorégraphies bien réglées et assure le spectacle sans
jamais chercher à s’économiser. Et petite anecdote sur la gentillesse de
cette artiste: lors du spectacle auquel j’ai assisté, juste avant la fin du
premier acte, le micro casque de Chantal tombe en panne, et donc plus aucun
son ne parvient au public. Et bien là où certains artistes insulteraient leur
équipe technique et jeteraient leur micro violemment à terre (oui oui je me
souviens encore de Pascal Obispo sur sa tournée « Fan » !!!),
Chantal Goya, elle, aura su prendre les choses avec sourire, philosophie et
professionnalisme le temps qu’un assistant vienne lui porter un micro de
secours. C’est à ça aussi que l’on reconnaît une artiste sincère et vraie.
Alors au final les enfants semblent avoir été conquis par ce qui leur a été
proposé (ils connaissaient déjà « Le lapin »,
« Bécassine », et même « L’alphabet en chantant »), et
sont toujours sensibles aux nombreux personnages défilant sur scène (des
chats, des chiens, des oiseaux, et j’en passe), mais soyons honnête, une
grande partie du public présent était fait de trentenaires nostalgiques de
leurs jeunes années, et venus replonger en enfance et fredonner, que dis-je,
chanter à tue-tête les titres les ayant longtemps bercés (certains s’étant
même lancé dans le célèbre « Un lapin a tué un chasseur » avant
même le début du spectacle). Résultat, les « Voulez-vous danser
grand-mère », « Adieu les jolis foulards » et autres
« Pandi-Panda » sont repris en chœur par des adultes éternels
grands enfants, et rien que pour ça ce n’est que du bonheur. Alors certains
crierons au kitsch et à la guimauve écoeurante, mais pour moi ce sont
d’excellents souvenirs et surtout je pense qu’à une époque où les enfants
n’ont plus réellement d’enfance (bercés trop vite de téléphones portables, de
consoles de jeux et d’images violentes ou sexes sur Internet) l’univers de
Chantal Goya aurait une place encore essentielle à jouer dans l’éducation des
plus jeunes. Nous avons été « élevés » au Chantal Goya (et à la
Dorothée ne l’oublions pas !!!) et c’est sûrement ce qui fait de nous
aujourd’hui des adultes plutôt bien dans nos baskets, et nostalgiques de
cette époque. Il ne faut pas regretter le temps passé, mais on peut juste
souhaiter qu’à l’avenir nos enfants puissent bénéficier d’un peu du rêve que
nous distillaient des artistes comme Chantal Goya dans les années 80. Bref,
merci à Chantal de nous avoir replongé quelques minutes dans tous ces jolis
souvenirs, et bravo à elle d’avoir su garder cette fraîcheur, cet
enthousiasme, cette âme d’enfant et ce côté « distributeur de
bonheur », et donc un énorme « Happy birthday à Marie-Rose »
pour ces 30 ans de scène, et je vous laisse cliquer sur l’étoile ci-dessous
pour partager (en qualité très moyenne certes) ce moment de plaisir ! LES
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